Le séjour en France des exilés italiens ayant fui leurs pays en 1799 ne s’achève pas nécessairement avec le retour des armées républicaines dans la péninsule en 1800. Plusieurs d’entre eux décident en effet de le prolonger, en restant à Paris ou dans les grandes villes méridionales, afin de profiter des opportunités que cette « patrie d’adoption » peut leur offrir. Ainsi, tant par leur travail dans les écoles, les hôpitaux et l’administration, que par leurs initiatives commerciales et culturelles, ces Italiens parviennent à se faire une place dans la France napoléonienne. Cet article enquête sur les modalités de gestion mises en place par les institutions consulaires et impériales face à ces étrangers politiquement engagés, autant que sur l’évolution de leurs stratégies professionnelles. Dans un premier temps sera examinée la politique d’aides consentie par l’État via la Commission des secours pour les Italiens réfugiés entre novembre 1799 et mars 1801. Dans un second point, il s’agira d’analyser la façon dont ces exilés cherchent à mettre à profit leurs compétences plurielles pour s’assurer des moyens de subsistance, quitte à se reconvertir professionnellement. Ce faisant, il s’agit de mieux saisir la manière dont l’exil politique se transforme progressivement en un processus d’intégration sociale.
Comment vivent les réfugiés sous napoléon? Le cas des Italiens en France: conditions d’accueil et stratégies professionnelles
paolo conte
2025-01-01
Abstract
Le séjour en France des exilés italiens ayant fui leurs pays en 1799 ne s’achève pas nécessairement avec le retour des armées républicaines dans la péninsule en 1800. Plusieurs d’entre eux décident en effet de le prolonger, en restant à Paris ou dans les grandes villes méridionales, afin de profiter des opportunités que cette « patrie d’adoption » peut leur offrir. Ainsi, tant par leur travail dans les écoles, les hôpitaux et l’administration, que par leurs initiatives commerciales et culturelles, ces Italiens parviennent à se faire une place dans la France napoléonienne. Cet article enquête sur les modalités de gestion mises en place par les institutions consulaires et impériales face à ces étrangers politiquement engagés, autant que sur l’évolution de leurs stratégies professionnelles. Dans un premier temps sera examinée la politique d’aides consentie par l’État via la Commission des secours pour les Italiens réfugiés entre novembre 1799 et mars 1801. Dans un second point, il s’agira d’analyser la façon dont ces exilés cherchent à mettre à profit leurs compétences plurielles pour s’assurer des moyens de subsistance, quitte à se reconvertir professionnellement. Ce faisant, il s’agit de mieux saisir la manière dont l’exil politique se transforme progressivement en un processus d’intégration sociale.| File | Dimensione | Formato | |
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